Plans types de la 1ère Région Militaire

Attention ! Tous les plans types ne sont pas inscrits en raison du travail colossal que cela représente. Ceux présentés sont la majorité des blocs construits (hors variantes)

Blockhaus double à deux niveaux, conçu par le génie de la 1ʳᵉ Région Militaire. Sa structure était prévue pour résister à deux impacts superposés de calibre 210 mm.

Cet ouvrage est réalisé avec un niveau de protection inférieur à 1. Il possède une cloche blindée d’observation tronconique de type « Valenciennes », ainsi que deux accès distincts : l’un destiné au personnel, l’autre réservé aux armements.
Deux variantes principales, symétriques l’une de l’autre, existent : l’entrée des hommes peut être aménagée soit à droite, soit à gauche.

Le blockhaus comprend les créneaux suivants :

  • 2 créneaux principaux pouvant recevoir aussi bien un canon antichar qu’une mitrailleuse, disposés sur un angle de 180°. Ces ouvertures étaient théoriquement équipées de trémies Pamart-Lemaigre adaptées aux deux types d’armes. Le canon de 25 mm était installé sur la table de tir grâce à des rampes amovibles en fers en U. La table comportait généralement une extension arrière permettant d’appuyer le pied arrière de la mitrailleuse.
  • 2 créneaux de défense rapprochée pour fusil-mitrailleur, munis de trémies FM standard. Les douilles étaient évacuées par un conduit traversant le mur et débouchant dans une fosse placée sous le créneau.

L’accès au sous-sol, utilisé comme chambrée, s’effectuait par une trappe équipée d’échelons métalliques scellés dans le mur.

Le blockhaus pouvait également être doté d’un système de ventilation mécanique actionné à la main.

Caractéristiques techniques

  • Volume de béton : 370 m³
  • Coût unitaire : 250 000 F
  • Angle entre les axes de tir : 180°
  • Ouverture des créneaux : 54° (60 grades)
  • Épaisseur de la dalle : 1,80 m
  • Épaisseur des piédroits : 2,00 m
  • Épaisseur des murs non exposés : 1,00 m à l’arrière et 1,25 à 1,50 m sur les côtés
  • Épaisseur du radier : 0,50 m

Blockhaus double à deux niveaux, conçu par le génie de la 1ʳᵉ Région Militaire.

Cet ouvrage est réalisé avec un niveau de protection inférieur à 1. Il possède deux accès distincts : l’un réservé au personnel et l’autre destiné aux armements.
Il existe en deux variantes principales, symétriques, avec une entrée pour les hommes placée soit à droite, soit à gauche.

Dans sa version B1, le bloc est équipé d’une cloche blindée d’observation tronconique de type « Valenciennes ».

Le blockhaus comporte les créneaux suivants :

  • 2 créneaux principaux pouvant accueillir aussi bien un canon antichar qu’une mitrailleuse, disposés selon un angle de 135°, ce qui le distingue des blocs de type A ou C. Ces ouvertures étaient théoriquement dotées de trémies Pamart-Lemaigre adaptées aux deux types d’armement. Le canon de 25 mm prenait place sur la table de tir grâce à des rampes amovibles en fers en U. La table possédait généralement une extension arrière permettant de stabiliser le pied arrière de la mitrailleuse.
  • 2 créneaux de défense rapprochée pour fusil-mitrailleur, équipés de trémies FM standard. Les douilles étaient évacuées par un conduit traversant le mur et débouchant dans une fosse située sous le créneau.

L’accès au sous-sol, utilisé comme chambrée, se faisait par une trappe munie d’échelons métalliques scellés dans la paroi.

Ce modèle ne disposait pas de système de ventilation.

Blockhaus double à deux niveaux, conçu par le génie de la 1ʳᵉ Région Militaire.

Cet ouvrage est construit avec un niveau de protection inférieur à 1. Il possède deux accès indépendants : l’un destiné au personnel et l’autre réservé aux armements.
Deux variantes principales, symétriques l’une de l’autre, existent, avec une entrée pour les hommes placée soit à droite, soit à gauche.

Dans sa version C1, le bloc est équipé d’une cloche blindée d’observation tronconique de type « Valenciennes ».

Le blockhaus comprend les créneaux suivants :

  • 2 créneaux principaux pouvant recevoir indifféremment un canon antichar ou une mitrailleuse, disposés selon un angle de 160°, ce qui le distingue des blocs de type A ou B. Ces ouvertures étaient théoriquement munies de trémies Pamart-Lemaigre compatibles avec les deux types d’armes. Le canon de 25 mm était installé sur la table de tir à l’aide de rampes amovibles en fers en U. La table comportait généralement une extension arrière permettant de positionner le pied arrière de la mitrailleuse.
  • 2 créneaux de défense rapprochée pour fusil-mitrailleur, équipés de trémies FM standard. Les douilles étaient évacuées par un conduit traversant le mur et débouchant dans une fosse située sous le créneau.

L’accès au sous-sol, utilisé comme chambrée, s’effectuait par une trappe équipée d’échelons métalliques scellés dans le mur.

Ce modèle ne disposait d’aucun système de ventilation.

Schéma ©les blockhaus lyssois

Blockhaus double de flanquement sans sous-sol. Il  y a  2 entrées avec des portes blindées, une pour l’armement et l’autre pour l’infanterie. Il dispose de deux créneaux principaux pour canon ou mitrailleuses et de 2 créneaux de défense rapprochée pour FM.

Les douilles étaient évacuées par un conduit menant à des fosses à douilles. Il était équipé d’une ventilation forcée à bras.

Schéma ©les blockhaus lyssois

Blockhaus double de flanquement sans sous-sol. Il  y a  2 entrées avec des portes blindées, une pour l’armement et l’autre pour l’infanterie. Il dispose de deux créneaux principaux pour canon ou mitrailleuses et de 2 créneaux de défense rapprochée pour FM.

Les douilles étaient évacuées par un conduit menant à des fosses à douilles. Il était équipé d’une ventilation forcée à bras

Schéma ©les blockhaus lyssois

Blockhaus double de flanquement sans sous-sol. Il  y a  2 entrées avec des portes blindées, une pour l’armement et l’autre pour l’infanterie. Il dispose de deux créneaux principaux pour canon ou mitrailleuses et de 2 créneaux de défense rapprochée pour FM.

Les douilles étaient évacuées par un conduit menant à des fosses à douilles. Il était équipé d’une ventilation forcée à bras.

Schéma ©les blockhaus lyssois

Blockhaus double de flanquement sans sous-sol. Il  y a 1 entrée avec une porte blindée. Il dispose de deux créneaux principaux pour canon ou mitrailleuses et de 2 créneaux de défense rapprochée pour FM.

Les douilles étaient évacuées par un conduit menant à des fosses à douilles.

Schéma ©les blockhaus lyssois

Blockhaus de flanquement sans sous-sol. Il  y a  2 entrées avec des portes blindées, une pour l’armement et l’autre pour l’infanterie. Il dispose d’un seul créneau principal pour canon ou mitrailleuses et de 3 créneaux de défense rapprochée pour FM.

Les douilles étaient évacuées par un conduit menant à des fosses à douilles.

Schéma ©les blockhaus lyssois

Blockhaus de tir frontal sans sous-sol. Il  y a une entrée avec une porte blindée. Il dispose d’un seul créneau principal pour canon ou mitrailleuses et de 1 créneau de défense rapprochée pour FM.

Les douilles étaient évacuées par un conduit menant à des fosses à douilles.

Schéma ©les blockhaus lyssois

Blockhaus double de flanquement sans sous-sol. Il  y a  1 entrée avec une porte blindée. Il dispose de deux créneaux principaux pour canon ou mitrailleuses et de 3 créneaux de défense rapprochée pour FM.

Les douilles étaient évacuées par un conduit menant à des fosses à douilles. Il était équipé d’une ventilation forcée à bras.

Schéma ©les blockhaus lyssois

Blockhaus double de flanquement sans sous-sol. Il  y a  1 entrée avec une porte blindée. Il dispose de deux créneaux principaux pour canon ou mitrailleuses et de 4 créneaux de défense rapprochée pour FM.

Les douilles étaient évacuées par un conduit menant à des fosses à douilles. Il était équipé d’une ventilation forcée à bras.

Schéma ©les blockhaus lyssois

Blockhaus double de flanquement sans sous-sol. Il  y a  1 entrée avec une porte blindée. Il dispose de deux créneaux principaux pour canon ou mitrailleuses et de 2 créneaux de défense rapprochée pour FM.

Les douilles étaient évacuées par un conduit menant à des fosses à douilles. Il était équipé d’une ventilation forcée à bras

Schéma ©les blockhaus lyssois

Blockhaus double de flanquement sans sous-sol. Il  y a  1 entrée avec une porte blindée. Il dispose de deux créneaux principaux pour canon ou mitrailleuses et de 3 créneaux de défense rapprochée pour FM.

Les douilles étaient évacuées par un conduit menant à des fosses à douilles. Il était équipé d’une ventilation forcée à bras

Schéma ©les blockhaus lyssois

Blockhaus d'action frontale pour un canon antichar ou une mitrailleuse et deux Fusils Mitrailleurs.

Schéma ©les blockhaus lyssois

Blockhaus Français de tir frontal de doté d’un créneaux pour canon de 25mm SA

Il est différent du type N2f car il est moins bombé sur les cotées.

Schéma ©les blockhaus lyssois

Blockhaus Français de tir frontal de doté d’un créneaux pour canon de 25mm SA

Il est différent du type N1f car il est plus bombé sur les cotées.

Schéma ©les blockhaus lyssois

Blockhaus Français de flanquement avec un créneau pour canon de 25mm SA.

Il est différent du type N2d/g car il est moins bombé sur les côtés.

Schéma ©les blockhaus lyssois

Blockhaus Français de flanquement avec un créneau pour canon de 25mm SA.

Il est différent du type N1d/g car il est plus bombé sur les côtés.

Blockhaus léger destiné à une mitrailleuse, conçu sous la forme d’un simple bouclier et doté d’une large ouverture à l’arrière pour l’accès.

Ce poste de tir comprend un créneau frontal pour mitrailleuse ainsi que deux créneaux latéraux pour fusil-mitrailleur (FM).

Blockhaus double de plain-pied conçu par le génie de la 1ʳᵉ Région Militaire. Sa structure était calculée pour résister à deux impacts superposés de calibre 105 mm. Cette version allégée de blockhaus se rencontre principalement dans les secteurs boisés, comme la forêt de Trélon ou le bois de Lanières, où un niveau de protection élevé était moins indispensable mais où une défense tous azimuts restait nécessaire.

L’ouvrage est réalisé avec une protection inférieure au niveau 1 et possède une entrée unique servant à la fois au passage des hommes et du matériel.

Trois variantes existent :

  • la version M, avec deux créneaux principaux flanquants ;
  • la version M1, simplifiée, dépourvue d’orillons et dont les créneaux principaux sont limités à l’usage d’une mitrailleuse ;
  • la version Mf, entièrement frontale, dotée d’un unique créneau principal.

Version M

Cette configuration comprend :

  • deux créneaux principaux pouvant recevoir soit un canon de 37 mm modèle 1916, soit une mitrailleuse, disposés selon un angle de 105°. Les trémies étaient prévues pour accueillir indifféremment l’un ou l’autre armement. En raison du manque d’espace dans la chambre de tir, l’emploi du canon de 25 mm y était impossible. La table de tir possédait généralement une extension arrière pour stabiliser le pied de la mitrailleuse ainsi qu’un pivot destiné à l’axe du canon de 37 mm ;
  • trois à quatre créneaux de défense rapprochée pour fusil-mitrailleur (FM), équipés de trémies standards. Les douilles étaient évacuées par un conduit traversant le mur et débouchant dans une fosse située sous le créneau.

Version Mf

Dans cette variante, un seul créneau principal frontal était installé afin de couvrir les allées forestières à l’aide d’un canon antichar ou d’une mitrailleuse. Les créneaux latéraux étaient alors exclusivement réservés aux FM. Le gain d’espace obtenu grâce à la présence d’une seule arme principale permettait l’installation d’un canon de 25 mm modèle 1934.

En principe, ce type de blockhaus ne disposait pas de système de ventilation.

Caractéristiques techniques

  • Volume de béton : 120 m³
  • Coût estimé : 90 000 francs
  • Angle entre les axes de tir : 105°
  • Ouverture des créneaux : 54°
  • Épaisseur de la dalle : 1 m
  • Épaisseur des piédroits : 1,25 m
  • Épaisseur des murs non exposés : 0,75 m à l’arrière et de 1 à 1,25 m sur les côtés
  • Épaisseur du radier : 0,50 m

Postes de soutien

Schéma : Génie Allemand - Provenance : NARA - Archives du Congrès US .

Public domain

Le « Poste de Soutien » (PdS) est un abri actif conçu par la 1ʳᵉ Région Militaire afin d’héberger des troupes d’intervalle et d’assurer la couverture arrière de la Ligne Principale de Résistance (LPR). Il constitue une adaptation locale et simplifiée du concept d’« abri pour réserves locales » mis au point par la CORF à la fin de l’année 1929.

Le principe de ce type d’ouvrage n’était toutefois pas inédit, puisqu’il avait déjà été utilisé durant la Première Guerre mondiale sous la forme de constructions de campagne. Sous une autre appellation, il apparaît également dans plusieurs Instructions sur l’Organisation du Terrain (I.O.T.), notamment les numéros 2 de 1917 et 3 de 1933. La version intégrée au système Maginot est élaborée par la 1ʳᵉ Région Militaire en 1937, même si les réalisations concrètes semblent avoir débuté en 1939, ce qui explique l’emploi de trémies Condé dans ces ouvrages.

Organisation générale

Le Poste de Soutien comprend généralement un abri souterrain peu profond réalisé en tôle métro ou à l’aide d’un coffrage préfabriqué. Cet abri est desservi par deux escaliers dont les accès sont protégés. Depuis le local principal, ou depuis ses accès, une troisième galerie mène à un bloc actif par l’intermédiaire d’un puits.

Bloc actif

Le bloc de combat adopte le plus souvent une forme carrée ou rectangulaire. Il comporte trois ou quatre créneaux :

  • un créneau frontal ;
  • deux créneaux de flanquement, soit perpendiculaires au créneau principal, soit légèrement orientés vers l’avant afin de couvrir la LPR ;
  • parfois un créneau arrière destiné à défendre les approches des entrées.

Les piédroits et/ou la dalle présentent une épaisseur de béton de 1 mètre.

Variantes

Plusieurs adaptations ont été réalisées en fonction du terrain tout en conservant les caractéristiques essentielles du modèle.

Dans certains cas, lorsque la nappe phréatique est trop proche de la surface, l’abri est construit à l’air libre et directement accolé au bloc actif. Dans cette configuration, le créneau arrière se situe de l’autre côté de l’abri.

La disposition du bloc actif, de ses accès et des entrées varie également selon les différents Postes de Soutien.

Implantation

Environ une vingtaine de ces ouvrages ont été construits, exclusivement dans le ressort de la 1ʳᵉ Région Militaire, principalement dans le secteur fortifié de l’Escaut. Quelques exemplaires sont également recensés dans le secteur de Maubeuge.

Les Postes de Soutien ont par ailleurs été étudiés dans un document allemand consacré à l’analyse des fortifications françaises, le Denkschrift über die französischen Landesbefestigungen, publié en 1941.

Notes

  • Certains PdS ont été utilisés comme postes de commandement protégés, notamment le 458 – Stade d’Onnaing, ou comme poste de secours, à l’exemple du 380 – La Carrière.
  • Les I.O.T. (Instructions sur l’Organisation du Terrain) étaient des documents du Génie destinés aux troupes générales (tome 2) et aux unités du Génie (tome 3).
  • La trémie de type Condé a été développée et mise au point en août 1939.

Plans CEZF et STG-FCR

Ces blockhaus étaient équipés des éléments suivants :

  • un créneau pour canon antichar de 25 SA ;
  • un créneau pour mitrailleuse Hotchkiss ;
  • un créneau de défense rapprochée pour fusil-mitrailleur ;
  • un créneau frontal d’observation.

La dalle possédait une épaisseur de 1,50 mètre, tandis que les murs avant atteignaient 1,75 mètre d’épaisseur. La hauteur sous plafond était de 2,20 mètres et chaque ouvrage nécessitait environ 450 m³ de béton.

Il était initialement prévu d’installer une trémie Condé pour la mitrailleuse ainsi qu’une trémie Pamart-Lemaigre pour le canon de 25 mm, mais peu de blockhaus ont finalement reçu cet équipement.

L’abréviation FCR signifie « Fortification de Campagne Renforcée ». La désignation GA1, en référence au Groupe d’Armées n°1 du général Billotte, est également employée.

La réalisation de ces ouvrages a été assurée par le Génie militaire.

Ces blockhaus disposaient :

  • d’un créneau pour canon antichar de 25 SA ;
  • d’un créneau pour mitrailleuse Hotchkiss ;
  • de deux créneaux destinés à des fusils-mitrailleurs pour la défense rapprochée.

La construction de ces ouvrages a été réalisée par le Génie militaire.

Ces blockhaus étaient dotés des équipements suivants :

  • deux créneaux pour canons antichars de 25 SA ;
  • deux créneaux pour mitrailleuses Hotchkiss ;
  • deux créneaux pour fusils-mitrailleurs destinés à la défense rapprochée ;
  • un créneau frontal d’observation.

La dalle présentait une épaisseur de 1,50 mètre, tandis que les murs de façade atteignaient 1,75 mètre. La hauteur intérieure sous plafond était de 2,20 mètres et chaque ouvrage nécessitait environ 450 m³ de béton.

La version A5 présente juste 2 murs supplémentaires à l'intérieur.

Les plans prévoyaient l’installation de trémies Condé pour les mitrailleuses et de trémies Pamart-Lemaigre pour les canons de 25 mm, mais peu de ces blockhaus furent finalement équipés de ces dispositifs.

L’acronyme FCR signifie « Fortification de Campagne Renforcée ». La désignation GA1, faisant référence au Groupe d’Armées n°1 du général Billotte, est également utilisée.

La réalisation de ces ouvrages a été assurée par le Génie militaire.

- 1 créneau pour canon de 25 mm SA avec trémie Pamart-Lemaigre

- 1 créneau pour mitrailleuse Hotchkiss avec trémie Condé

- 1 cloche GFM type B

- 2 créneaux FM de défense des abords (arrière et entrées)

Elle dispose d’un sous-sol pour stocker la ventilation.

Armement :

- 2 canons de 25mm

- 2 mitrailleuses

- 2 F.M

- une cloche GFM

Elle ne dispose pas de sous-sol.

Il existe 2 dispositions différentes pour la cloche, soit dans l’orillon, soit dans le mur côté ennemi.

Armement :

- 1 canon de 25mm

- 1 mitrailleuse

- 1 F.M

- une cloche GFM

Casemates CORF

Généralités

Les casemates de flanquement CORF modèle 1931 sont définies par une instruction datée du 5 mars 1931, modifiée le 30 juillet de la même année. Elles constituent le modèle retenu par la CORF pour les saillants de Raismes et de Mormal, dans le Nord, construits entre 1931 et 1933.

Ce type de casemate double assure un flanquement à gauche et à droite grâce à deux chambres de tir opposées équipées chacune d’un jumelage de mitrailleuses. L’ajout de deux canons antichars de 47 mm modèle 1934 n’interviendra qu’ultérieurement, par modification du plan-type initial.

Le modèle prévoit également une cloche GFM (guetteur fusil-mitrailleur) destinée à la surveillance et à la défense des abords. L’une des particularités de cette casemate réside dans le décalage des créneaux pour jumelages de mitrailleuses, conçu afin d’améliorer le défilement de l’ouvrage. Ce dispositif constitue d’ailleurs son principal élément distinctif.

Comme pour de nombreux ouvrages CORF, le plan-type a souvent été adapté selon les contraintes du terrain. La modification la plus fréquente consistait à remplacer la cloche GFM unique par deux cloches installées chacune sur un orillon.

Effectif

L’équipage théorique comprenait :

  • un officier ;
  • deux sous-officiers ;
  • vingt hommes de troupe.

Construction

Ces casemates bénéficiaient d’une protection de niveau 1, jugée suffisante en raison de leur implantation en zone forestière relativement abritée.

Les murs frontaux et latéraux avaient une épaisseur de 1,50 mètre, tandis que le mur arrière atteignait 1 mètre. La façade était en outre renforcée par un important massif de rocaille.

Contrairement aux casemates simples du même modèle, cet ouvrage ne comportait qu’un seul niveau.

On peut également noter la parenté architecturale entre ce plan-type et les casemates du type SFBR construites plus tard pour la défense du Rhin, dans le cadre de la « ligne des villages ».

Équipement

L’ouvrage disposait d’une chambre de repos destinée au couchage de l’équipage, avec un local individuel réservé à l’officier.

Les locaux annexes comprenaient :

  • une caponnière ;
  • une latrine ;
  • un espace de stockage pour les vivres de réserve ;
  • une réserve d’eau ;
  • un local pour les appareils de ventilation ;
  • un emplacement destiné au groupe électrogène ainsi qu’à ses réservoirs.

Généralités

Les casemates de flanquement CORF modèle 1931 sont définies par une instruction publiée en mars 1931 puis modifiée le 30 juillet de la même année. Elles correspondent au modèle adopté par la CORF pour les saillants de Raismes et de Mormal, dans le Nord, édifiés entre 1931 et 1933.

Ces ouvrages existent en version de flanquement à gauche ou à droite et disposent d’une chambre de tir équipée de deux jumelages de mitrailleuses. L’installation d’un canon antichar de 47 mm modèle 1934 ne sera ajoutée que plus tard, à la suite d’une modification du plan-type d’origine.

Le modèle prévoit également une cloche GFM (guetteur fusil-mitrailleur) destinée à l’observation et à la défense rapprochée. Une des caractéristiques majeures de cette casemate réside dans le décalage des créneaux pour jumelages de mitrailleuses, conçu pour améliorer le défilement de l’ouvrage. Ce détail constitue son principal signe distinctif.

Comme souvent pour les constructions CORF, le plan-type a été adapté selon les contraintes locales. Les modifications les plus courantes comprenaient :

  • l’ajout d’une cloche pour jumelage de mitrailleuses à la place de l’un des deux créneaux JM. Dans cette configuration, la casemate ne conserve plus qu’un seul créneau, ce qui améliore encore son défilement. Cette solution, coûteuse, demeure cependant assez rare ;
  • l’installation d’une visière au-dessus de la caponnière d’entrée, élément non prévu dans le plan initial ;
  • l’ajout, dans la chambre de tir principale, d’un troisième créneau pour jumelage de mitrailleuses orienté vers l’arrière, comme dans les casemates de Porquerie ;
  • la réunion de deux casemates simples opposées afin de former une casemate double.

Effectif

L’équipage théorique comprenait :

  • un sous-officier ;
  • dix hommes de troupe.

Construction

Ces casemates étaient réalisées avec une protection de niveau 1, considérée suffisante grâce à leur implantation en milieu forestier relativement protégé.

Les murs frontaux et latéraux présentaient une épaisseur de 1,50 mètre, tandis que le mur arrière atteignait 1 mètre. La façade bénéficiait en complément d’une protection constituée par un massif de rocaille.

L’ouvrage comportait généralement deux niveaux :

  • un étage supérieur dédié au combat et abritant également les installations de ventilation ;
  • un étage inférieur réservé à la vie de l’équipage, comprenant notamment l’usine électrique et la chambrée.

Équipement

Une chambre de repos permettait le couchage de l’équipage.

Les locaux annexes comprenaient :

  • une caponnière reliée à un vestibule ;
  • une latrine ;
  • un local de stockage pour les vivres de réserve ;
  • une réserve d’eau ;
  • les installations de ventilation ;
  • un raccordement au réseau électrique souterrain.

Blockhaus de la 2ème Région Militaire

Les blockhaus Barbeyrac doivent leur appellation au général Roger Barbeyrac de Saint-Maurice, qui supervisa leur construction dans le secteur relevant de la 2ᵉ Région Militaire. Ces ouvrages allégés, réalisés par la main-d’œuvre militaire, avaient pour objectif de renforcer les défenses des Ardennes et du secteur fortifié de Montmédy.

Ils se distinguent par un nombre important de créneaux pour armes, leur conférant une grande polyvalence, bien que leur résistance face à l’artillerie lourde ennemie demeure limitée.

Protection

  • Épaisseur des murs : environ 1 mètre ;
  • Épaisseur de la dalle supérieure : environ 1,50 mètre.

Armement

Les blockhaus pouvaient recevoir :

  • un ou deux créneaux pour canon antichar de 25 SA ;
  • un ou deux créneaux pour mitrailleuse Hotchkiss de 8 mm modèle 1914 ;
  • jusqu’à trois créneaux pour fusil-mitrailleur 24/29 ;
  • parfois un créneau d’observation.

Il est important de noter que, contrairement à d’autres types de blockhaus, la présence d’un créneau destiné à une arme ne signifiait pas nécessairement que celle-ci était effectivement installée dans l’ouvrage.

Les maisons fortes

Généralités

Le poste défensif routier avancé de type « Maison Forte des Ardennes » est un ouvrage spécifique implanté à faible distance de la frontière belge, dans les Ardennes. Sa mission consistait à surveiller les principaux axes d’accès frontaliers, préparer leur destruction si nécessaire, ralentir une attaque surprise et donner l’alerte à la ligne principale de résistance.

Ce modèle, conçu par la chefferie du Génie de Mézières relevant de la 2ᵉ Région Militaire, ne se rencontre que dans le Secteur Défensif des Ardennes et le Secteur Fortifié de Montmédy.

Description générale

Les maisons fortes de type Ardennes se présentent sous l’apparence camouflée d’une petite villa de dimensions modestes, mesurant environ 7,20 m × 5,50 m au sol pour une hauteur de 7,20 m.

L’ensemble comprend :

  • un étage supérieur destiné à la vie de la garnison ;
  • un blockhaus en béton armé en partie basse ;
  • un grillage et un réseau de barbelés ;
  • des dispositifs défensifs composés de mines antichars et de piquets Ollivier.

Dans certains cas, les créneaux étaient même dissimulés en temps de paix afin de renforcer le camouflage de l’ouvrage.

L’étage de vie ou chambre haute

L’étage supérieur servait de casernement et comprenait :

  • un réfectoire ;
  • une cuisine ;
  • un dortoir ;
  • des sanitaires.

Il permettait à une garnison de six hommes commandés par un sous-officier de vivre en autonomie complète. Les murs extérieurs étaient réalisés en maçonnerie de 25 cm d’épaisseur.

Deux conduits de cheminée étaient prévus : l’un pour la cuisine et l’autre pour le poêle de chauffage du réfectoire.

Un réservoir d’eau de 1 000 litres, alimenté par les gouttières, était installé sous la toiture.

L’étage de combat ou chambre basse

Le niveau inférieur constituait le véritable blockhaus de combat en béton armé. Sa protection était conçue pour résister à l’artillerie des blindés de l’époque.

L’accès s’effectuait généralement par une porte blindée ou par deux portes successives selon les variantes. Une autre issue permettait de rejoindre le niveau inférieur depuis la chambre haute grâce à une trappe aménagée dans le sol et équipée d’une échelle métallique à huit barreaux.

Les épaisseurs étaient les suivantes :

  • 1 mètre pour les murs exposés ;
  • 50 cm pour les murs arrière, le plancher et la dalle supérieure.

La hauteur intérieure atteignait 2 mètres.

Le blockhaus était équipé :

  • d’un, et plus rarement de deux créneaux principaux pour canon antichar de 37 mm TR modèle 1916 pouvant également recevoir une mitrailleuse ;
  • de créneaux pour fusil-mitrailleur ou fusil, généralement au nombre de deux ;
  • de goulottes lance-grenades réparties sur les trois faces actives.

Le créneau destiné au canon antichar offrait un large champ de tir horizontal pouvant atteindre 60°, mais une faible ouverture verticale adaptée aux courtes distances de combat. Il était protégé par un double volet métallique coulissant.

Les créneaux FM recevaient des trémies CORF standard de type A avec support SB ainsi qu’une fosse extérieure destinée à récupérer les douilles.

Les réserves de munitions, de vivres et le matériel nécessaire à un combat en autonomie étaient stockés dans l’étage de combat.

Variantes

Les principales variantes concernaient :

  • le nombre et l’orientation des créneaux de défense ;
  • la présence d’un ou deux créneaux principaux pour mitrailleuse Hotchkiss, canon antichar de 37 mm TR modèle 1936 ou canon de 25 mm SA modèle 1934 ;
  • le nombre et la disposition des créneaux pour FM ;
  • le nombre de créneaux de fusillade ;
  • le type de porte d’accès au bloc actif, simple ou double, blindée ou blindée et étanche.

Une autre variante consistait à agrandir le vestibule d’entrée grâce à un recul de 50 cm de la porte extérieure. Cet aménagement permettait l’installation d’une niche et d’un conduit vertical destinés au système de mise à feu d’un dispositif de destruction permanente (DMP) situé à proximité.

Dans cette configuration, le vestibule était encadré par deux portes :

  • une porte blindée côté extérieur ;
  • une porte étanche côté intérieur.

Cette variante se retrouve notamment sur les Maisons Fortes n° 3, 4, 8, 11, 15 et 16.

Construction et utilisation

Les Maisons Fortes type Ardennes furent déployées à partir de 1937 à raison de 22 exemplaires.

Leur utilisation opérationnelle fut relativement brève. Hormis quelques exceptions, ces ouvrages furent évacués par leurs équipages le 12 mai 1940, après le repli des dernières unités françaises de cavalerie engagées en Belgique et après la mise en œuvre des destructions routières.

À ce stade, leur mission de retardement et d’alerte était considérée comme accomplie.

sources utilisée :

Les blockhaus lyssois

Wikimaginot

Livre “le nord, frontière militaire T2”