Les plans types de la 1ère Région Militaire.
Attention ! Tous les plans types ne sont pas inscrits en raison du travail colossal que cela représente. Ceux présentés sont la majorité des blocs construits (hors variantes)
Blockhaus double à deux niveaux, conçu par le génie de la 1ʳᵉ Région Militaire. Sa structure était prévue pour résister à deux impacts superposés de calibre 210 mm.
Cet ouvrage est réalisé avec un niveau de protection inférieur à 1. Il possède une cloche blindée d’observation tronconique de type « Valenciennes », ainsi que deux accès distincts : l’un destiné au personnel, l’autre réservé aux armements.
Deux variantes principales, symétriques l’une de l’autre, existent : l’entrée des hommes peut être aménagée soit à droite, soit à gauche.
Le blockhaus comprend les créneaux suivants :
L’accès au sous-sol, utilisé comme chambrée, s’effectuait par une trappe équipée d’échelons métalliques scellés dans le mur.
Le blockhaus pouvait également être doté d’un système de ventilation mécanique actionné à la main.
Blockhaus double à deux niveaux, conçu par le génie de la 1ʳᵉ Région Militaire.
Cet ouvrage est réalisé avec un niveau de protection inférieur à 1. Il possède deux accès distincts : l’un réservé au personnel et l’autre destiné aux armements.
Il existe en deux variantes principales, symétriques, avec une entrée pour les hommes placée soit à droite, soit à gauche.
Dans sa version B1, le bloc est équipé d’une cloche blindée d’observation tronconique de type « Valenciennes ».
Le blockhaus comporte les créneaux suivants :
L’accès au sous-sol, utilisé comme chambrée, se faisait par une trappe munie d’échelons métalliques scellés dans la paroi.
Ce modèle ne disposait pas de système de ventilation.
Blockhaus double à deux niveaux, conçu par le génie de la 1ʳᵉ Région Militaire.
Cet ouvrage est construit avec un niveau de protection inférieur à 1. Il possède deux accès indépendants : l’un destiné au personnel et l’autre réservé aux armements.
Deux variantes principales, symétriques l’une de l’autre, existent, avec une entrée pour les hommes placée soit à droite, soit à gauche.
Dans sa version C1, le bloc est équipé d’une cloche blindée d’observation tronconique de type « Valenciennes ».
Le blockhaus comprend les créneaux suivants :
L’accès au sous-sol, utilisé comme chambrée, s’effectuait par une trappe équipée d’échelons métalliques scellés dans le mur.
Ce modèle ne disposait d’aucun système de ventilation.
Schéma ©les blockhaus lyssois
Blockhaus double de flanquement sans sous-sol. Il y a 2 entrées avec des portes blindées, une pour l’armement et l’autre pour l’infanterie. Il dispose de deux créneaux principaux pour canon ou mitrailleuses et de 2 créneaux de défense rapprochée pour FM.
Les douilles étaient évacuées par un conduit menant à des fosses à douilles. Il était équipé d’une ventilation forcée à bras.
Schéma ©les blockhaus lyssois
Blockhaus double de flanquement sans sous-sol. Il y a 2 entrées avec des portes blindées, une pour l’armement et l’autre pour l’infanterie. Il dispose de deux créneaux principaux pour canon ou mitrailleuses et de 2 créneaux de défense rapprochée pour FM.
Les douilles étaient évacuées par un conduit menant à des fosses à douilles. Il était équipé d’une ventilation forcée à bras
Schéma ©les blockhaus lyssois
Blockhaus double de flanquement sans sous-sol. Il y a 2 entrées avec des portes blindées, une pour l’armement et l’autre pour l’infanterie. Il dispose de deux créneaux principaux pour canon ou mitrailleuses et de 2 créneaux de défense rapprochée pour FM.
Les douilles étaient évacuées par un conduit menant à des fosses à douilles. Il était équipé d’une ventilation forcée à bras.
Schéma ©les blockhaus lyssois
Blockhaus double de flanquement sans sous-sol. Il y a 1 entrée avec une porte blindée. Il dispose de deux créneaux principaux pour canon ou mitrailleuses et de 2 créneaux de défense rapprochée pour FM.
Les douilles étaient évacuées par un conduit menant à des fosses à douilles.
Schéma ©les blockhaus lyssois
Blockhaus de flanquement sans sous-sol. Il y a 2 entrées avec des portes blindées, une pour l’armement et l’autre pour l’infanterie. Il dispose d’un seul créneau principal pour canon ou mitrailleuses et de 3 créneaux de défense rapprochée pour FM.
Les douilles étaient évacuées par un conduit menant à des fosses à douilles.
Schéma ©les blockhaus lyssois
Blockhaus de tir frontal sans sous-sol. Il y a une entrée avec une porte blindée. Il dispose d’un seul créneau principal pour canon ou mitrailleuses et de 1 créneau de défense rapprochée pour FM.
Les douilles étaient évacuées par un conduit menant à des fosses à douilles.
Schéma ©les blockhaus lyssois
Blockhaus double de flanquement sans sous-sol. Il y a 1 entrée avec une porte blindée. Il dispose de deux créneaux principaux pour canon ou mitrailleuses et de 3 créneaux de défense rapprochée pour FM.
Les douilles étaient évacuées par un conduit menant à des fosses à douilles. Il était équipé d’une ventilation forcée à bras.
Schéma ©les blockhaus lyssois
Blockhaus double de flanquement sans sous-sol. Il y a 1 entrée avec une porte blindée. Il dispose de deux créneaux principaux pour canon ou mitrailleuses et de 4 créneaux de défense rapprochée pour FM.
Les douilles étaient évacuées par un conduit menant à des fosses à douilles. Il était équipé d’une ventilation forcée à bras.
Schéma ©les blockhaus lyssois
Blockhaus double de flanquement sans sous-sol. Il y a 1 entrée avec une porte blindée. Il dispose de deux créneaux principaux pour canon ou mitrailleuses et de 2 créneaux de défense rapprochée pour FM.
Les douilles étaient évacuées par un conduit menant à des fosses à douilles. Il était équipé d’une ventilation forcée à bras
Schéma ©les blockhaus lyssois
Blockhaus double de flanquement sans sous-sol. Il y a 1 entrée avec une porte blindée. Il dispose de deux créneaux principaux pour canon ou mitrailleuses et de 3 créneaux de défense rapprochée pour FM.
Les douilles étaient évacuées par un conduit menant à des fosses à douilles. Il était équipé d’une ventilation forcée à bras
Schéma ©les blockhaus lyssois
Blockhaus d'action frontale pour un canon antichar ou une mitrailleuse et deux Fusils Mitrailleurs.
Schéma ©les blockhaus lyssois
Blockhaus Français de tir frontal de doté d’un créneaux pour canon de 25mm SA
Il est différent du type N2f car il est moins bombé sur les cotées.
Schéma ©les blockhaus lyssois
Blockhaus Français de tir frontal de doté d’un créneaux pour canon de 25mm SA
Il est différent du type N1f car il est plus bombé sur les cotées.
Schéma ©les blockhaus lyssois
Blockhaus Français de flanquement avec un créneau pour canon de 25mm SA.
Il est différent du type N2d/g car il est moins bombé sur les côtés.
Schéma ©les blockhaus lyssois
Blockhaus Français de flanquement avec un créneau pour canon de 25mm SA.
Il est différent du type N1d/g car il est plus bombé sur les côtés.
Blockhaus léger destiné à une mitrailleuse, conçu sous la forme d’un simple bouclier et doté d’une large ouverture à l’arrière pour l’accès.
Ce poste de tir comprend un créneau frontal pour mitrailleuse ainsi que deux créneaux latéraux pour fusil-mitrailleur (FM).
Blockhaus double de plain-pied conçu par le génie de la 1ʳᵉ Région Militaire. Sa structure était calculée pour résister à deux impacts superposés de calibre 105 mm. Cette version allégée de blockhaus se rencontre principalement dans les secteurs boisés, comme la forêt de Trélon ou le bois de Lanières, où un niveau de protection élevé était moins indispensable mais où une défense tous azimuts restait nécessaire.
L’ouvrage est réalisé avec une protection inférieure au niveau 1 et possède une entrée unique servant à la fois au passage des hommes et du matériel.
Trois variantes existent :
Cette configuration comprend :
Dans cette variante, un seul créneau principal frontal était installé afin de couvrir les allées forestières à l’aide d’un canon antichar ou d’une mitrailleuse. Les créneaux latéraux étaient alors exclusivement réservés aux FM. Le gain d’espace obtenu grâce à la présence d’une seule arme principale permettait l’installation d’un canon de 25 mm modèle 1934.
En principe, ce type de blockhaus ne disposait pas de système de ventilation.
Schéma : Génie Allemand - Provenance : NARA - Archives du Congrès US .
Public domain
Le « Poste de Soutien » (PdS) est un abri actif conçu par la 1ʳᵉ Région Militaire afin d’héberger des troupes d’intervalle et d’assurer la couverture arrière de la Ligne Principale de Résistance (LPR). Il constitue une adaptation locale et simplifiée du concept d’« abri pour réserves locales » mis au point par la CORF à la fin de l’année 1929.
Le principe de ce type d’ouvrage n’était toutefois pas inédit, puisqu’il avait déjà été utilisé durant la Première Guerre mondiale sous la forme de constructions de campagne. Sous une autre appellation, il apparaît également dans plusieurs Instructions sur l’Organisation du Terrain (I.O.T.), notamment les numéros 2 de 1917 et 3 de 1933. La version intégrée au système Maginot est élaborée par la 1ʳᵉ Région Militaire en 1937, même si les réalisations concrètes semblent avoir débuté en 1939, ce qui explique l’emploi de trémies Condé dans ces ouvrages.
Le Poste de Soutien comprend généralement un abri souterrain peu profond réalisé en tôle métro ou à l’aide d’un coffrage préfabriqué. Cet abri est desservi par deux escaliers dont les accès sont protégés. Depuis le local principal, ou depuis ses accès, une troisième galerie mène à un bloc actif par l’intermédiaire d’un puits.
Le bloc de combat adopte le plus souvent une forme carrée ou rectangulaire. Il comporte trois ou quatre créneaux :
Les piédroits et/ou la dalle présentent une épaisseur de béton de 1 mètre.
Plusieurs adaptations ont été réalisées en fonction du terrain tout en conservant les caractéristiques essentielles du modèle.
Dans certains cas, lorsque la nappe phréatique est trop proche de la surface, l’abri est construit à l’air libre et directement accolé au bloc actif. Dans cette configuration, le créneau arrière se situe de l’autre côté de l’abri.
La disposition du bloc actif, de ses accès et des entrées varie également selon les différents Postes de Soutien.
Environ une vingtaine de ces ouvrages ont été construits, exclusivement dans le ressort de la 1ʳᵉ Région Militaire, principalement dans le secteur fortifié de l’Escaut. Quelques exemplaires sont également recensés dans le secteur de Maubeuge.
Les Postes de Soutien ont par ailleurs été étudiés dans un document allemand consacré à l’analyse des fortifications françaises, le Denkschrift über die französischen Landesbefestigungen, publié en 1941.
Les plans types STG/CEZF.
Ces blockhaus étaient équipés des éléments suivants :
La dalle possédait une épaisseur de 1,50 mètre, tandis que les murs avant atteignaient 1,75 mètre d’épaisseur. La hauteur sous plafond était de 2,20 mètres et chaque ouvrage nécessitait environ 450 m³ de béton.
Il était initialement prévu d’installer une trémie Condé pour la mitrailleuse ainsi qu’une trémie Pamart-Lemaigre pour le canon de 25 mm, mais peu de blockhaus ont finalement reçu cet équipement.
L’abréviation FCR signifie « Fortification de Campagne Renforcée ». La désignation GA1, en référence au Groupe d’Armées n°1 du général Billotte, est également employée.
La réalisation de ces ouvrages a été assurée par le Génie militaire.
Ces blockhaus disposaient :
La construction de ces ouvrages a été réalisée par le Génie militaire.
Ces blockhaus étaient dotés des équipements suivants :
La dalle présentait une épaisseur de 1,50 mètre, tandis que les murs de façade atteignaient 1,75 mètre. La hauteur intérieure sous plafond était de 2,20 mètres et chaque ouvrage nécessitait environ 450 m³ de béton.
La version A5 présente juste 2 murs supplémentaires à l'intérieur.
Les plans prévoyaient l’installation de trémies Condé pour les mitrailleuses et de trémies Pamart-Lemaigre pour les canons de 25 mm, mais peu de ces blockhaus furent finalement équipés de ces dispositifs.
L’acronyme FCR signifie « Fortification de Campagne Renforcée ». La désignation GA1, faisant référence au Groupe d’Armées n°1 du général Billotte, est également utilisée.
La réalisation de ces ouvrages a été assurée par le Génie militaire.
- 1 créneau pour canon de 25 mm SA avec trémie Pamart-Lemaigre
- 1 créneau pour mitrailleuse Hotchkiss avec trémie Condé
- 1 cloche GFM type B
- 2 créneaux FM de défense des abords (arrière et entrées)
Casemate de flanquement double STG.
Elle dispose d’un sous-sol pour stocker la ventilation.
Armement :
- 2 canons de 25mm
- 2 mitrailleuses
- 2 F.M
- une cloche GFM
Casemate de flanquement simple STG.
Elle ne dispose pas de sous-sol.
Il existe 2 dispositions différentes pour la cloche, soit dans l’orillon, soit dans le mur côté ennemi.
Armement :
- 1 canon de 25mm
- 1 mitrailleuse
- 1 F.M
- une cloche GFM
Casemates CORF
Les casemates de flanquement CORF modèle 1931 sont définies par une instruction datée du 5 mars 1931, modifiée le 30 juillet de la même année. Elles constituent le modèle retenu par la CORF pour les saillants de Raismes et de Mormal, dans le Nord, construits entre 1931 et 1933.
Ce type de casemate double assure un flanquement à gauche et à droite grâce à deux chambres de tir opposées équipées chacune d’un jumelage de mitrailleuses. L’ajout de deux canons antichars de 47 mm modèle 1934 n’interviendra qu’ultérieurement, par modification du plan-type initial.
Le modèle prévoit également une cloche GFM (guetteur fusil-mitrailleur) destinée à la surveillance et à la défense des abords. L’une des particularités de cette casemate réside dans le décalage des créneaux pour jumelages de mitrailleuses, conçu afin d’améliorer le défilement de l’ouvrage. Ce dispositif constitue d’ailleurs son principal élément distinctif.
Comme pour de nombreux ouvrages CORF, le plan-type a souvent été adapté selon les contraintes du terrain. La modification la plus fréquente consistait à remplacer la cloche GFM unique par deux cloches installées chacune sur un orillon.
L’équipage théorique comprenait :
Ces casemates bénéficiaient d’une protection de niveau 1, jugée suffisante en raison de leur implantation en zone forestière relativement abritée.
Les murs frontaux et latéraux avaient une épaisseur de 1,50 mètre, tandis que le mur arrière atteignait 1 mètre. La façade était en outre renforcée par un important massif de rocaille.
Contrairement aux casemates simples du même modèle, cet ouvrage ne comportait qu’un seul niveau.
On peut également noter la parenté architecturale entre ce plan-type et les casemates du type SFBR construites plus tard pour la défense du Rhin, dans le cadre de la « ligne des villages ».
L’ouvrage disposait d’une chambre de repos destinée au couchage de l’équipage, avec un local individuel réservé à l’officier.
Les locaux annexes comprenaient :
Les casemates de flanquement CORF modèle 1931 sont définies par une instruction publiée en mars 1931 puis modifiée le 30 juillet de la même année. Elles correspondent au modèle adopté par la CORF pour les saillants de Raismes et de Mormal, dans le Nord, édifiés entre 1931 et 1933.
Ces ouvrages existent en version de flanquement à gauche ou à droite et disposent d’une chambre de tir équipée de deux jumelages de mitrailleuses. L’installation d’un canon antichar de 47 mm modèle 1934 ne sera ajoutée que plus tard, à la suite d’une modification du plan-type d’origine.
Le modèle prévoit également une cloche GFM (guetteur fusil-mitrailleur) destinée à l’observation et à la défense rapprochée. Une des caractéristiques majeures de cette casemate réside dans le décalage des créneaux pour jumelages de mitrailleuses, conçu pour améliorer le défilement de l’ouvrage. Ce détail constitue son principal signe distinctif.
Comme souvent pour les constructions CORF, le plan-type a été adapté selon les contraintes locales. Les modifications les plus courantes comprenaient :
L’équipage théorique comprenait :
Ces casemates étaient réalisées avec une protection de niveau 1, considérée suffisante grâce à leur implantation en milieu forestier relativement protégé.
Les murs frontaux et latéraux présentaient une épaisseur de 1,50 mètre, tandis que le mur arrière atteignait 1 mètre. La façade bénéficiait en complément d’une protection constituée par un massif de rocaille.
L’ouvrage comportait généralement deux niveaux :
Une chambre de repos permettait le couchage de l’équipage.
Les locaux annexes comprenaient :
Blockhaus de la 2ème Région Militaire
Les blockhaus Barbeyrac doivent leur appellation au général Roger Barbeyrac de Saint-Maurice, qui supervisa leur construction dans le secteur relevant de la 2ᵉ Région Militaire. Ces ouvrages allégés, réalisés par la main-d’œuvre militaire, avaient pour objectif de renforcer les défenses des Ardennes et du secteur fortifié de Montmédy.
Ils se distinguent par un nombre important de créneaux pour armes, leur conférant une grande polyvalence, bien que leur résistance face à l’artillerie lourde ennemie demeure limitée.
Les blockhaus pouvaient recevoir :
Il est important de noter que, contrairement à d’autres types de blockhaus, la présence d’un créneau destiné à une arme ne signifiait pas nécessairement que celle-ci était effectivement installée dans l’ouvrage.
Les maisons fortes
Le poste défensif routier avancé de type « Maison Forte des Ardennes » est un ouvrage spécifique implanté à faible distance de la frontière belge, dans les Ardennes. Sa mission consistait à surveiller les principaux axes d’accès frontaliers, préparer leur destruction si nécessaire, ralentir une attaque surprise et donner l’alerte à la ligne principale de résistance.
Ce modèle, conçu par la chefferie du Génie de Mézières relevant de la 2ᵉ Région Militaire, ne se rencontre que dans le Secteur Défensif des Ardennes et le Secteur Fortifié de Montmédy.
Les maisons fortes de type Ardennes se présentent sous l’apparence camouflée d’une petite villa de dimensions modestes, mesurant environ 7,20 m × 5,50 m au sol pour une hauteur de 7,20 m.
L’ensemble comprend :
Dans certains cas, les créneaux étaient même dissimulés en temps de paix afin de renforcer le camouflage de l’ouvrage.
L’étage supérieur servait de casernement et comprenait :
Il permettait à une garnison de six hommes commandés par un sous-officier de vivre en autonomie complète. Les murs extérieurs étaient réalisés en maçonnerie de 25 cm d’épaisseur.
Deux conduits de cheminée étaient prévus : l’un pour la cuisine et l’autre pour le poêle de chauffage du réfectoire.
Un réservoir d’eau de 1 000 litres, alimenté par les gouttières, était installé sous la toiture.
Le niveau inférieur constituait le véritable blockhaus de combat en béton armé. Sa protection était conçue pour résister à l’artillerie des blindés de l’époque.
L’accès s’effectuait généralement par une porte blindée ou par deux portes successives selon les variantes. Une autre issue permettait de rejoindre le niveau inférieur depuis la chambre haute grâce à une trappe aménagée dans le sol et équipée d’une échelle métallique à huit barreaux.
Les épaisseurs étaient les suivantes :
La hauteur intérieure atteignait 2 mètres.
Le blockhaus était équipé :
Le créneau destiné au canon antichar offrait un large champ de tir horizontal pouvant atteindre 60°, mais une faible ouverture verticale adaptée aux courtes distances de combat. Il était protégé par un double volet métallique coulissant.
Les créneaux FM recevaient des trémies CORF standard de type A avec support SB ainsi qu’une fosse extérieure destinée à récupérer les douilles.
Les réserves de munitions, de vivres et le matériel nécessaire à un combat en autonomie étaient stockés dans l’étage de combat.
Les principales variantes concernaient :
Une autre variante consistait à agrandir le vestibule d’entrée grâce à un recul de 50 cm de la porte extérieure. Cet aménagement permettait l’installation d’une niche et d’un conduit vertical destinés au système de mise à feu d’un dispositif de destruction permanente (DMP) situé à proximité.
Dans cette configuration, le vestibule était encadré par deux portes :
Cette variante se retrouve notamment sur les Maisons Fortes n° 3, 4, 8, 11, 15 et 16.
Les Maisons Fortes type Ardennes furent déployées à partir de 1937 à raison de 22 exemplaires.
Leur utilisation opérationnelle fut relativement brève. Hormis quelques exceptions, ces ouvrages furent évacués par leurs équipages le 12 mai 1940, après le repli des dernières unités françaises de cavalerie engagées en Belgique et après la mise en œuvre des destructions routières.
À ce stade, leur mission de retardement et d’alerte était considérée comme accomplie.
sources utilisée :
Les blockhaus lyssois
Wikimaginot
Livre “le nord, frontière militaire T2”